TEST: Nike ZoomX Streakfly

Il y a bien longtemps qu’a été annoncée la sortie de la dernière-née des chaussures de chez Nike : la ZoomX StreakFly ! Désireux de proposer une nouvelle chaussure de course sur route légère et rapide sans plaque carbone, comme a pu l’être il y a quelques années la Streak, Nike nous a mis l’eau à la bouche avec ce nouveau modèle. Ca tombe bien puisqu’à la recherche d’une chaussure légère et dynamique pour mes séances de fractionné et mes compétitions sur 10 bornes, je me suis laissé tenter par cette chaussure. Je vous propose donc  ici en détails mon test de cette Nike StreakFly !

Caractéristiques techniques

Tout d’abord et avant d’aborder le test terrain, retour sur les différentes caractéristiques de cette chaussure :

  • La semelle intermédiaire est composée de la mousse ZoomX, la plus légère de chez Nike, qui apporte un moelleux et un effet rebond. Cette mousse est également présente sur l’AlphaFly et la VaporFly, chaussures à plaque carbone.
  • La hauteur au talon est de 32mm et celle à l’avant de la chaussure au niveau des métatarses est de 26mm (Drop : 6 mm).
  • Le Poids de la chaussure est de 167g en pointure 42, ce qui fait de la StreakFly une chaussure extrêmement légère.
  • Une tige/plaque Pebax située au milieu du pied a été insérée afin de favoriser la stabilité de la chaussure et sa propulsion.
  • La semelle extérieure a une forme striée et ondulée, ce qui apporte un gain en terme d’accroche, notamment sur route mouillée.
  • La coque talonnière est légère mais permet de garder un maintien suffisant.

Une chaussure légère et dynamique, sans carbone !

Avant de commander la Nike StreakFly, j’ai longtemps hésité avec l’Adidas Takumi Sen 8, aux caractéristiques similaires, à un (ou deux) détails près. L’Adidas propose des lames de carbone (EnergyRods) insérés dans la semelle intermédiaire, alors que la Nike n’intègre pas de plaque carbone ; deuxième détail : la StreakFly est sensiblement moins chère que la Takumi (150€ contre 200€).

Désireux de retrouver une chaussure de course plus « proche » du sol, comme j’ai pu connaitre avec mes anciennes Adios 4 ou avec une Streak 7 par exemple, j’ai donc opté pour cette Nike Zoomx StreakFly.

Passons à l’essayage : déjà il faut noter que ce nouveau modèle chausse relativement grand par rapport à d’autres modèles comme la Pegasus 38, j’ai donc opté pour une demi-pointure de moins, un 45 au lieu d’un 45.5, et j’ai bien fait, c’est parfait !

Lorsque l’on enfile la chaussure, le pied trouve naturellement sa place, le laçage légèrement décentré est efficace, pas de zone de compression, le serrage est homogène, le pied est parfaitement maintenu. A noter que la semelle intérieure est cousue directement dans le chausson, elle n’est donc pas amovible. Cela permet de grignoter quelques grammes au niveau du poids, sans que cela ne soit gênant pour le pied. En tout cas, cela ne m’a pas incommodé lors des différentes sorties effectuées avec cette StreakFly.

Ce qui interpelle dès l’essayage, c’est le côté moelleux de la semelle, assez étonnant puisque qu’on a quand même affaire à une chaussure de course d’un poids inférieur à 200g, c’est assez surprenant, un peu comme sur la Nike Invincible que j’avais testée ici, on a l’impression que le talon s’enfonce à chaque appui lorsque l’on marche avec. On est loin assez loin des sensations d’une Nike Streak, à la semelle plutôt ferme. En espérant que ce côte moelleux n’entache pas le dynamisme de la chaussure lors des séances de vitesse.

La semelle extérieure, en contact avec le sol, propose des stries ondulées qui s’avèrent bien efficaces lors des séances sur route sèche, un peu moins quand la chaussée devient humide. Par contre, la partie en contact avec le sol et la semelle intermédiaire sont “moulées” l’une à l’autre et je crains, au vu de la tendresse de la gomme, que l’usure soit très rapide. Si vous souhaitez économiser au maximum vos chaussures, je vous conseille d’éviter les chemins et de rester sur du bitume. Allier légèreté, moelleux et longévité, un défi que ne relèvera pas cette Nike StreakFly, en même temps, est-ce vraiment possible ? Si Nike avait voulu faire une chaussure plus durable, il aurait fallu concevoir une semelle bien plus ferme, mais on aurait perdu en confort, parce qu’il faut le dire, avec le ZoomX, le pied est un peu comme sur un nuage.

D’ailleurs, en parlant de nuage, je pense que le moelleux fait perdre un peu en stabilité malgré le fait que le pied soit bien maintenu par un laçage précis. Le pied a tendance, à la marche, à s’enfoncer dans la semelle et de ce fait, le pied doit “travailler” davantage pour se stabiliser. A confirmer (ou pas) en course…

J’ai testé cette chaussure sur différents types d’entrainement, du footing cool à la séance de VMA, en passant par la sortie semi-longue (15km).

Première sortie en Endurance Fondamentale (9 km à 5’20/kilo), la chaussure se fait vite oublier, le côté moelleux/mou disparaît lorsque l’on court pour laisser place à une sensation d’amorti un peu déconcertante pour une chaussure de ce poids. Au final, l’amorti est plutôt faible mais quand même présent, on est loin des racers d’il y a quelques années qui transformaient les mollets en bouts de bois au bout de quelques kilomètres. A la fin de mon footing, aucune courbature, même si ces StreakFly ne sont pas faites pour cela, elle s’en tire assez honorablement. La légèreté de la chaussure fait que ce n’est pas vraiment son terrain de jeu favori, une Nike Pegasus (découvrez mon test ici) par exemple sera davantage polyvalent et permettra d’enchaîner à allure faible et modérée avec de meilleures sensations.

Deuxième sortie direction la piste pour une séance de VMA (16 x 200 en 2 blocs), j’ai trouvé la Nike StreakFly légère et bien dynamique, le côté moelleux disparaît clairement dès lors que l’on accélère le rythme, la mousse ZoomX se montre alors plutôt dynamique avec un rebond intéressant, sans être au niveau d’une chaussure à plaque carbone comme la VaporFly, où l’effet rebond est bien plus présent. L’amorti est un peu moins “sec” que sur une Adidas Adios 6 (test ici), les mollets seront un peu plus préservés avec la Nike, par contre la durabilité de la chaussure sera moins importante, on ne pas tout avoir…

Pour synthétiser, la StreakFly sera légèrement moins dynamique qu’une chaussure à plaque carbone mais sera intéressante pour celles et ceux qui souhaitent faire “travailler” davantage leur pied et leur foulée car elle demandera un effort supplémentaire de ce côté. Dans l’idée, si vous êtes un mordu de carbone, garder une StreakFly pour les entrainements rapides d’un côté et une VaporFly par exemple pour les compétitions peut s’avérer tout à fait bénéfique en termes de chronos. Vous travaillez la foulée à l’entrainement et bénéficiez d’un gain supplémentaire en course grâce à la plaque carbone.

Sur des sorties longues incluant des allures Semi et Marathon, cette chaussure peut faire le job, à condition dêtre habitué au faible drop et à l’amorti léger, mais l’usure rapide de la chaussure laisse craindre une très faible espérance de vie si vous l’emmener régulièrement sur des sorties de 15/20 km. Pour les sorties longues, préférez des chaussures plus durables, comme des Pegasus 38 ou des Adidas Boston 10 (retrouvez mon test ici).

Pour la plupart des coureurs, la StreakFly sera intéressante dans une rotation de chaussures avec une paire plus amortie pour les sorties longues et footings. La StreakFly étant le plus à l’aise sur des sessions courtes (fractionné court type VMA ou Allures 5/10km), c’est sur ces séances qu’elle tire le mieux son épingle du jeu, en proposant un dynamisme intéressant tout en faisant travailler le pied et la foulée, ce qui est moins le cas avec une paire de chaussures à plaque carbone. Pour ma part, je pense les utiliser avant tout sur des séances sur piste une fois par semaine (séance de VMA) et sur des compétitions de type 10km.

Conclusion :

Si vous souhaitez investir dans une paire de chaussure dynamique, légère et sans carbone, la StreakFly est faite pour vous. Elle vous accompagnera de préférence sur des séances rapides et courtes (type VMA) et sur des compétitions courtes (jusque 10km). La StreakFly a l’avantage de présenter un rapport qualité/prix intéressant (150€), bien moins chère que les modèles à plaque carbone.

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